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Roland-Garros : le Grand Chelem où le service compte le moins

La terre battue efface le service plus qu’aucune autre surface du circuit. Ce n’est pas une impression de commentateur : c’est un tiers d’aces en moins, mesuré sur quatre saisons.

Le chiffre

À Roland-Garros, les joueurs servent 5,33 % d’aces par point de service, contre 5,24 % sur l’ensemble de la terre battue et 9,49 % sur gazon. Rapporté à la moyenne du circuit, cela fait 32 % d’aces en moins, sur 1 004 prestations documentées.

C’est l’écart le plus fort de tous les tournois majeurs. La fiche du tournoi donne le détail joueur par joueur.

Pourquoi la terre battue mange le service

La balle rebondit haut et perd de la vitesse au contact de la surface meuble. Le relanceur gagne quelques dixièmes de seconde, ce qui suffit à transformer un service imprenable ailleurs en balle jouable. Même geste, même vitesse de bras, résultat différent.

Conséquence directe pour qui lit une statistique : le taux d’aces annuel d’un joueur est tiré vers le bas par sa tournée de terre battue et vers le haut par sa quinzaine sur gazon. Une moyenne sur l’année mélange trois sports.

Ceux que la surface n’atteint presque pas

Quelques joueurs servent pratiquement à l’identique sur les deux surfaces extrêmes, ce qui est aussi remarquable que l’inverse :

Ce que ce chiffre ne dit pas

Un taux d’aces bas ne signifie pas un mauvais service. Sur terre battue, le service sert à prendre l’avantage dans l’échange plutôt qu’à le finir, et cela ne se compte pas en aces. Notre modèle ajuste par la surface pour cette raison : le détail est dans la méthodologie.

À voir aussi : les meilleurs serveurs sur terre battue, le classement Elo sur terre battue où les spécialistes remontent, et l’autre extrémité du spectre, sur gazon, ainsi que le classement complet de l’effet de la surface sur le service.

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