Wimbledon : les joueurs que le gazon transforme, et ceux qu’il ignore
Le gazon est la surface où l’on sert le plus d’aces du circuit. Mais la moyenne cache l’essentiel : d’un joueur à l’autre, l’effet va du simple au triple, ou n’existe pas du tout.
Le chiffre d’ensemble
Sur gazon, les joueurs servent 9,49 % d’aces par point de service, soit 21 % de plus que la moyenne du circuit. À Wimbledon même, 9,03 %, sur 1 006 prestations documentées.
Mais la moyenne cache l’essentiel
Comparer chaque joueur à lui-même, entre sa tournée de terre battue et sa quinzaine sur gazon, donne un résultat que le chiffre global ne laisse pas soupçonner.
| Joueur | Terre battue | Gazon | Rapport |
|---|---|---|---|
| Corentin Moutet | 2,0 % | 5,6 % | ×2,79 |
| Carlos Alcaraz | 3,5 % | 9,4 % | ×2,68 |
| Marton Fucsovics | 3,4 % | 8,5 % | ×2,47 |
| Holger Rune | 3,8 % | 9,0 % | ×2,38 |
| Fabian Marozsan | 3,6 % | 7,8 % | ×2,18 |
Et ceux qui ne bougent pas
À l’autre bout, des joueurs dont le service est presque insensible à la surface :
- Pedro Martinez : 1,6 % sur terre, 1,6 % sur gazon
- Christopher O'Connell : 6,2 % sur terre, 6,0 % sur gazon
- Sebastian Baez : 2,5 % sur terre, 2,6 % sur gazon
C’est ce genre d’écart qui rend une moyenne annuelle trompeuse : deux joueurs affichant le même taux sur l’année peuvent être des joueurs complètement différents en juillet.
Une précaution de lecture
Le gazon représente une poignée de semaines par an. Les échantillons y sont donc plus minces qu’ailleurs, et un rapport calculé sur peu de matchs bouge vite. Les joueurs cités ici comptent au minimum quinze matchs sur terre et dix sur gazon, ce qui limite le bruit sans le supprimer.
À voir aussi : les meilleurs serveurs sur gazon, le classement Elo sur gazon, et l’autre extrémité du spectre, à Roland-Garros. Le classement complet, sur tous les joueurs documentés, est sur la page ce que la surface fait au service.